E. du Perron
aan
O.-J. Périer

Brussel, vermoedelijk 26 juni 1926

Bruxelles, samedi

 

(3 rue Bellevue)

Mon cher Périer,132

M'en voudriez-vous si je vous réclamais mon exemplaire de votre ‘Passage des Anges’? Je l'ai vu derrière la vitrine d'une librairie et je l'aurais acheté si je l'avais cru suspect. Mais ce que j'en ai vu chez vous m'a probablement suffi pour que j'ose même vous le demander.

Je vous rappelle par cette même lettre que vous m'avez encore promis - il est vrai sans fixer quelque date - un portrait de Barnabooth (comte d'Aquibajo).133 Oui, vous avez fait cela.

Comment allez-vous, Périer? Moi, j'ai goûté aux rhumatismes - en grande partie musculaires - un ‘effet du froid’ qui m'était resté inconnu. Bon, je suis édifié; à notre prochaîne rencontre, si vous voulez, nous nous en donnerons des nouvelles.

En attendant je me réserve aux Anges; - tout en restant assez bien à vous

Eddy duPerron

 

P.S. Je ne vous remercie pas d'avance, paree que j'aimerais le faire après.

 

P.P.S. - Parlant des Anges pourqoi sur le portrait de la bande rose avez-vous un aspect à ce point terre-neuve?

132Met Odilon-Jean Périer (1901-1928) maakte DP kennis in 1924 ten huize van hun gemeenschappelijke vriend Frans Hellens, waarschijnlijk bij gelegenheid van een van de literaire avonden die Hellens geregeld organiseerde. P behoorde tot een groep Franstalige Belgische schrijvers die zich La Lanterne Sourde noemde en korte tijd een blad van die naam uitgaf. Kort tevoren was zijn roman Le passage des anges verschenen. In februari 1928 overleed hij ten gevolge van reumatiek aan de hartspier, wat DP memoreert in ‘Gebed bij de harde dood’.
133Door P getekend portret van dit personage van Larbaud, die de titel ‘graaf van Aquibajo’ had gekocht.
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